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Chiffres · Observatoire des entreprises françaises

Les chiffres des entreprises en France, 2026

Nombre total, répartition en 4 catégories (microentreprises, PME, ETI, grandes entreprises), part d'emploi et de valeur ajoutée. Toutes les données proviennent de l'INSEE, sourcées ligne à ligne et librement citables.

Réponse en bref

La France compte 4,2 millions d'entreprises dans les secteurs principalement marchands, non agricoles et non financiers, en 2023, dernière année disponible dans les statistiques INSEE (Focus n° 372, publié en décembre 2025). Elles se répartissent en 4 042 715 microentreprises, 163 992 PME hors microentreprises, 7 031 entreprises de taille intermédiaire et 312 grandes entreprises.

4,2 millions d'entreprises en France

Les secteurs principalement marchands, non agricoles et non financiers comptent 4,2 millions d'entreprises en 2023 (INSEE). L'évolution récente montre une croissance continue, portée par les microentreprises.

Le total agrège quatre catégories définies par le décret n° 2008-1354. La très grande majorité (plus de 95 %) sont des microentreprises, mais l'essentiel de la valeur économique est produit par une minorité : les 7 343 ETI et grandes entreprises réunies (soit moins de 0,2 % du tissu) génèrent près des deux tiers du chiffre d'affaires total selon l'INSEE.

Source : INSEE Focus n° 372, décembre 2025 (2023) · INSEE, L'essentiel sur les entreprises

Répartition par catégorie : tableau et graphique

Les quatre catégories INSEE, avec leur poids dans l'emploi salarié et la valeur ajoutée.

Répartition des entreprises marchandes hors agri/finance par catégorie, France, 2023.
CatégorieNombrePart de l'emploi salariéPart de la valeur ajoutée
Microentreprises4 042 71517 %19 %
PME (hors microentreprises)163 99229,1 %23 %
Entreprises de taille intermédiaire7 03125,8 %26 %
Grandes entreprises31228,1 %32 %

Source : INSEE Focus n° 372 (2023)

Nombre d'entreprises par catégorie en France en 2023Diagramme à barres horizontales comparant le nombre d'entreprises françaises en 2023 par catégorie INSEE : 4,04 millions de microentreprises, 163 992 PME, 7 031 ETI, 312 grandes entreprises.Microentreprises4,04 MPME163 992ETI7 031Grandes entreprises312Source : olance.fr
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4,2 M, 5,5 M ou 8,9 M : pourquoi les chiffres diffèrent

Trois chiffres circulent, tous publiés par l'INSEE, tous justes. Ils ne comptent pas la même chose, et deux axes de divergence se superposent : ce qu'on compte, et sur quel champ sectoriel.

Unité légale (UL): entité juridique immatriculée au répertoire Sirene, dotée d'un numéro SIREN. C'est le compteur brut de « boîtes ». L'INSEE en recensait 8,9 millionsen 2022 dans l'industrie, la construction, le commerce et les services. C'est le chiffre le plus élevé qu'on puisse citer sur le sujet, et le moins utile pour décrire le tissu productif : il inclut des unités immatriculées sans activité économique réelle.

Entreprise au sens économique: une ou plusieurs unités légales qui forment une unité de décision autonome. Un groupe qui possède 12 filiales représente 12 unités légales mais une seule entreprise économique. C'est cette notion qui est utilisée pour classer les entreprises en catégories (MIC, PME, ETI, GE) selon les seuils du décret n° 2008-1354.

Les chiffres présentés sur cette page suivent la définition économique : 7 031 ETI signifie 7 031 groupes de décision autonomes, pas 7 031 filiales. La distinction est essentielle pour interpréter les statistiques du tissu productif.

Troisième notion, la plus récente, et celle qui sème le doute :dans une publication du 27 janvier 2026, l'INSEE distingue les unités simplement immatriculées de celles qui exercent réellement une activité. Sur le millésime 2022, il compte 5,5 millions d'entreprises économiquement actives, dont 2,5 millions de sociétés, 1,8 million de micro-entrepreneurs et 1,2 million d'entreprises individuelles. La somme des trois retombe exactement sur le total. Parmi elles, 1,4 million sont employeuses, c'est-à-dire comptent au moins un salarié.

Les quatre dénombrements INSEE des entreprises françaises, avec leur périmètre et leur millésime.
Ce qui est comptéNombreMillésime
Unités légales immatriculées au répertoire Sirene8,9 M2022
Entreprises économiquement actives5,5 M2022
Entreprises, champ marchand non agricole et non financier (le chiffre de cette page)4,2 M2023
Entreprises employeuses, au moins un salarié1,4 M2022

Ce qu'il ne faut pas faire avec ce tableau : soustraire ces chiffres les uns des autres. Ils proviennent de deux publications qui ne partagent ni le millésime, 2022 contre 2023, ni exactement le champ sectoriel. L'écart entre 8,9 et 5,5 millions mesure la part des unités immatriculées sans activité réelle, pas un périmètre géographique ou sectoriel. Et l'écart avec les 4,2 millions de cette page relève d'un autre axe encore, celui du champ sectoriel, expliqué dans la note de méthodologie en tête de page.

Pour un cédant ou un repreneur, le chiffre utile est celui du champ marchand, parce que c'est le seul dont la décomposition en catégories MIC, PME, ETI et grandes entreprises est publiée, et donc le seul qui permette de situer une entreprise dans le tissu productif. Les 8,9 millions d'unités légales ne décrivent pas un marché.

Source : Décret n° 2008-1354 (Légifrance) · INSEE, L'essentiel sur les entreprises · INSEE, Combien d'entreprises sont réellement actives en France ? (2026-01-27)

Répartition par grands secteurs

Les entreprises françaises se concentrent principalement dans le tertiaire marchand.

Les services marchands (hors commerce) représentent la première activité en nombre d'entreprises et en valeur ajoutée. Le commerce, la construction et l'industrie manufacturière complètent le tableau. L'industrie manufacturière, bien que minoritaire en nombre d'entreprises, concentre une part importante des ETI et des exportations (43 % de son chiffre d'affaires est destiné à l'export selon l'INSEE).

Source : INSEE, Panorama de l'appareil productif 2023 (2023)

Ce que ces chiffres disent du marché de la transmission

Le stock d'entreprises françaises est aussi le vivier de la transmission d'ici 2030.

Environ 370 000 TPE, PME et ETI sont à transmettre d'ici 2030 selon Bpifrance Le Lab, soit plus de la moitié des PME et ETI françaises (163 992 + 7 031 = 171 023 entreprises structurées). Ce potentiel théorique équivaut à 74 000 transmissions par an, contre 130 000 effectivement transmises sur 5 ans au rythme actuel : 15 000 à 37 000 opportunités « manquées » par an. La page dédiée détaille tous les chiffres de la transmission d'entreprise en 2026.

Source : Bpifrance Le Lab, Marché de 370 000 entreprises d'ici 2030

Citer ces données

Ces chiffres sont librement réutilisables avec attribution. Utilisez la citation ci-dessous pour vos articles, présentations ou publications.

Olance, « Combien d'entreprises en France en 2026 ? Chiffres clés », mis à jour le 9 septembre 2026, consulté le 7 octobre 2026, https://olance.fr/chiffres/entreprises-en-france
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Licence des données produites par Olance : CC BY 4.0. Les données INSEE, Banque de France et Bpifrance restent soumises à leur licence propre, se référer aux sources liées sur cette page.

Questions fréquentes

Combien y a-t-il d'entreprises en France en 2026 ?
Selon l'INSEE Focus n° 372 publié le 10 décembre 2025, la France compte 4,2 millions d'entreprises en 2023 sur le champ des secteurs principalement marchands, non agricoles et non financiers. Cette population se répartit en quatre catégories : 4 042 715 microentreprises, 163 992 PME hors microentreprises, 7 031 entreprises de taille intermédiaire et 312 grandes entreprises, soit 4 214 050 au total. La même publication donne aussi un total de 5,2 millions, sur un champ plus large qui ajoute l'enseignement, la santé humaine et l'action sociale, les secteurs agricoles et financiers et les organisations associatives. Les deux chiffres sont justes, ils ne comptent pas la même chose, et seul le champ restreint dispose d'une décomposition publiée en quatre catégories.
Quelle est la différence entre unité légale et entreprise au sens économique ?
L'INSEE utilise deux notions distinctes. L'unité légale (UL) est une entité juridique immatriculée au répertoire Sirene : c'est le compteur brut de « boîtes ». L'entreprise au sens économique regroupe une ou plusieurs unités légales qui forment une unité de décision autonome sur le marché. Un groupe qui possède 12 filiales compte pour 12 unités légales mais 1 seule entreprise économique. Les chiffres présentés sur cette page suivent la définition économique, cohérente avec le décret n° 2008-1354 sur les catégories d'entreprises.
Pourquoi lit-on 4,2 millions ici et 5,5 millions sur le site de l'INSEE ?
Parce que les deux chiffres ne comptent pas la même chose et ne portent pas sur le même millésime. Cette page retient 4,2 millions d'entreprises en 2023 sur le champ des secteurs principalement marchands, non agricoles et non financiers, d'après l'INSEE Focus n° 372. La publication INSEE du 27 janvier 2026 compte de son côté 5,5 millions d'entreprises économiquement actives sur le millésime 2022, dont 2,5 millions de sociétés, 1,8 million de micro-entrepreneurs et 1,2 million d'entreprises individuelles, et 8,9 millions d'unités légales simplement immatriculées au répertoire Sirene. Les trois chiffres sont justes. Ils ne se soustraient pas : deux axes de divergence se superposent, ce qui est compté et le champ sectoriel retenu. Le chiffre du champ marchand est celui retenu ici parce que c'est le seul dont la décomposition par catégorie d'entreprise est publiée.
Pourquoi les microentreprises représentent-elles plus de 95 % des entreprises ?
La catégorie « microentreprise » au sens INSEE (aussi appelée MIC) regroupe toutes les entreprises de moins de 10 salariés dont le chiffre d'affaires n'excède pas 2 M€. Elle inclut les indépendants et les micro-entrepreneurs (régime fiscal). Cette catégorie est très nombreuse mais ne pèse que 17 % de l'emploi salarié et 19 % de la valeur ajoutée. À l'inverse, les 312 grandes entreprises portent 28 % de l'emploi et 32 % de la valeur ajoutée.
Ces chiffres incluent-ils l'agriculture et la finance ?
Non. Les statistiques INSEE de la publication Focus n° 372 portent sur les secteurs marchands non agricoles et non financiers, périmètre standard pour analyser le tissu productif français. L'agriculture, les services financiers (banques, assurances) et les administrations publiques sont hors champ de ce dénombrement.
Quelle part de ces entreprises est concernée par la transmission d'ici 2030 ?
Environ 370 000 TPE, PME et ETI sont à transmettre d'ici 2030 en France selon Bpifrance Le Lab, avec un potentiel théorique de 74 000 transmissions par an. Cela concerne principalement les catégories PME et ETI (soit environ 171 000 entreprises au total) dont un dirigeant a plus de 60 ans. Le détail des chiffres de la transmission fait l'objet d'une page dédiée.

Méthodologie